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L’artisanat Traditionnel

 

La Parure et les Vêtements

La Vannerie

Les Sculptures

Les Pirogues Mélanésiennes

 


 

 

Les mélanésiens ont lutté contre une intégration culturelle imposée par les européens. Depuis une trentaine d’années, ils réclament une reconnaissance de leur patrimoine culturel, qui est partie intégrante de leur identité et de leur construction en tant qu’individu.

3000 ans d’histoire calédonienne ont laissé de nombreux vestiges, témoins d’une grande culture. Cependant, la plupart des masques, poteries ou autres objets courants ont soit été détruits, soit occupent les étagères des musées occidentaux.

La notion de patrimoine demeure un outil dans l’élaboration d’une identité collective pour le peuple mélanésien.

 

 

LA PARURE ET LES VÊTEMENTS

 

Avant l’arrivée des premiers colons, les kanak étaient complètement nus, sauf pour les partis intimes. Cette nudité était favorisée par un climat plutôt clément. Pour les kanak, la nudité met en valeur les qualités et les formes naturelles du corps.

Les hommes portaient la bagayou, étui pénien en écorce ou en bambou, enroulé d’une étoffe et tenu au corps par une ceinture faite en poils de roussette.

Les femmes avaient de courtes jupes en fibres de bourao et de bananier ou de tapa, souvent accompagnées de colliers.

 

Les modes vestimentaires ont été profondément changés lors de l’arrivée des missionnaires. Des manous, sorte de paréos, ou des shorts ont remplacés les bagayous des hommes. Et les femmes ont dû porter la robe missionnaire, cachant entièrement leur corps.

Aujourd’hui les tendances mondiales ont atteint les nouvelles générations mélanésiennes, qui privilégient les tissus légers, shorts, t-shirt et tongs. Cependant la robe missionnaire se porte encore par de nombreuses femmes kanak.

 

 

LA VANNERIE

 

La vannerie désigne l’art de tresser des fibres végétales pour réaliser divers objets.

Le savoir des femmes kanak se transmet de génération en génération.

Aujourd’hui la société mélanésienne a du abandonner un certain nombre de pratiques. Pour le peuple kanak il s’agit désormais d’affirmer son identité. A l’ombre des arbres ou au bord de la rivière, les femmes s’appliquaient à fabriquer divers objets en vannerie.

Le jonc permet de fabriquer des corbeilles, des chapeaux, des assiettes ; le pandanus sert plutôt à la confection de nattes et de sac ; la palme de coco est dédiée à la création de larges paniers, chapeaux et plats ; et l’aloès est utilisé pour la réalisation de cordes solides ou de filets de pêche.

Cependant, le désintérêt des jeunes générations entraîne une disparition progressive de la vannerie.

 

Chaque famille vivant dans une tribu kanak possède un “panier sacré” ou “panier des trésors”. Il s’agit d’un panier, tressé en feuilles de pandanus ou avec un morceau de natte, qui renferme les richesses familiales.

Si un malheur arrive et qu’il faut prendre la fuite, le panier ne sera pas oublié…

Il contient des plantes médicinales, des pierres magiques, de la monnaie kanak, des petits os, ou des coquillages.

 

 

LES SCULPTURES

 

La sculpture, que ce soit sur du bois ou du bambou, servait de décoration, et représentait le symbole des clans. Le sculpteur est respecté, son travail possède un caractère religieux, puisque son geste est guidé par les ancêtres. Il est l’intermédiaire entre le monde visible et le monde invisible.

Une fois acceptés par les autorités coutumières, les sculptures peuvent être peintes, souvent en noir et rouge, afin de fournir un esprit à l’objet.

Une nouvelle génération est attirée par ce métier, qui permet soit de perpétuer les formes anciennes, soit de s’exprimer à travers son mode artistique, son point de vue.

 

Le bambou, adapté aux climats tropicaux, sub-tropicaux et tempérés est très présent sur le territoire et sert à confectionner divers objets. On retrouve fréquemment des peignes, couteaux, récipients, ou encore instruments de musiques fabriqués en bambous.

Souvent décorés de gravures, ils ont pour fonction de protéger une personne des dangers lors d’un déplacement. Les décors représentent la vie quotidienne, comme la pêche, la culture, les évènements rituels, et des motifs géométriques. La présence européenne fait également partie de ces scènes gravées.

 

Le masque, surtout utilisé dans le passé, représente un visage humain et se compose d’une figure de bois, d’un manteau de plumes et d’une coiffure de fibres et de cheveux humains.

Il occultait le corps du porteur pour ne laisser apparent uniquement les bras et les jambes. Le masque est un lien avec la mort, c’est pourquoi il est utilisé lors de la fête de fin de deuil d’un chef ou d’un membre important de la tribu, puis remis à son successeur.

 

 

LES PIROGUES MÉLANÉSIENNES

 

La pirogue se retrouve dans les aires austronésiennes, depuis Madagascar, en passant par l’océan Indien, jusqu’aux îles du Pacifique. C’est un système d’embarcation très ancien.

On distingue 4 types de pirogues, les pirogues simples (pour la pêche et les petits déplacements) ; les pirogues à balancier et à voile (pour la pêche et les petits voyages) ; les pirogues doubles à pagaie (pour la guerre et la pêche) ; et les pirogues doubles à voile (pour les grands voyages).

 

La pirogue mélanésienne est plus fine et plus performante que les premières pirogues apparues sur le territoire, provenant de la Nouvelle Guinée. Elle est alors dotée d’une coque moins plate et d’un pont sur le flotteur principal.

La pirogue traditionnelle est sculptée dans un unique morceau de bois peu putrescible. Le bois choisi peut être le pin colonnaire, le kaori ou encore le tamanou.

Elle se compose aussi de fibres naturelles. Elle peut inclure des éléments symboliques et protecteurs contre les mauvais esprits et les dangers qui peuvent survenir lors d’un voyage en mer.

La pirogue a aujourd’hui quasiment disparue, laissant plutôt place aux bateaux à moteur. Il en reste quelques-unes sur l’île des Pins (attraction touristique) et sur les îles Loyautés.

 

 
 
Publié le samedi 22 décembre 2007
Mis à jour le mercredi 20 février 2008

 
 
 
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