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Les kanak de notre Temps

 

Les Kanak, les Etudes et le Travail

Les Kanak et le Sport

Les Kanak et le Futur

 


 

 

LES KANAK, LES ÉTUDES ET LE TRAVAIL

 

Les années 1960 ont été caractérisées par une tendance à l’accélération de la salarisation des kanak. En effet, le boom du nickel entraîne un gros besoin de main d’œuvre, de quelque nationalité qu’elle soit. Puis, un recul brutal du nombre de salarié dans le monde mélanésien s’est produit d’abord dans les 1975, puis dans les années 1990.

 

 

 

Le secteur primaire voit son importance diminuer sous l’effet de la modernisation et de l’exode rural. Ce secteur agricole ne représente plus que 2% du PIB, alors qu’il atteignait les 10% dans les années 1960.

Le secteur secondaire, après une forte baisse, maintient sa stabilité. Le secteur du nickel se révèle être essentiel au développement industriel du territoire et constitue la première ressource d’exportation.

Le secteur tertiaire domine de plus ne plus massivement le monde salarié. La tertiairisation n’a cessé de s’amplifier depuis une cinquantaine d’années. Il représentait 54% du PIB en 1960 contre 70% aujourd’hui, ce qui est du notamment à un essor des services non marchands.

 

Malgré des progrès non négligeables, le taux de chômage, la précarité et la vulnérabilité reste plus importants chez les mélanésiens que chez les européens.

En 1996, 69% des élèves étaient mélanésiens, cependant ce chiffre subit une forte chute à partir de la fin du collège, où ces élèves se dispersent et très peu continuent leur scolarité, contrairement aux européens. On peut parler d’inégalité dans la réussite scolaire. Cette inégalité se fait d’autant plus sentir dans le milieu universitaire.

Les raisons d’échec des mélanésiens pourraient s’expliquer par une culture différente et une langue maternelle souvent différente du français. Une trentaine de langues et de dialectes ont été répertoriées. Il n’est donc pas rare d’avoir des personnes parlant 2 langues, voire davantage… Les enfants en bas age vivant dans les tribus grandissent parfois dans un environnement non francophone.

L’enseignement en Nouvelle Calédonie se calque sur celui de la métropole, sans tenir compte des spécificités locales et des différences ethniques. Le système scolaire est identique à celui de la France métropolitaine. Il existe des établissements publics et privés. L’accès est égal pour tous les enfants, de toutes les nationalités.

 

De nombreux jumelages ont été créés, permettant de tisser des liens entre la Nouvelle Calédonie et la France, le Japon, l’Australie ou encore la Nouvelle Zélande.

On retrouve aussi des partenariats dans d’autres domaines comme la culture, l’environnement ou encore le développement économique.

 

Les difficultés s’accumulent dès le plus jeune âge. Dans un esprit de meilleure insertion scolaire et de reconnaissance de la culture locale, certaines écoles enseignent les langues et certains aspects de la culture kanak.

Les populations mélanésiennes restent, cependant, davantage touchées par des difficultés scolaires que les populations européennes. L’échec scolaire est important, ce qui entraîne une main d’œuvre peu qualifiée et perpétue cet écart sur le marché du travail.

 

Sur le site de l’ISEE (Institut de la Statistique et des Etudes Economiques) vous pourrez voir quels diplômes ont obtenus les femmes et les hommes selon les provinces, en 2004.

Voir ces statistiques sur les diplômes

 

Le site nous propose aussi les résultats d’une étude sur la répartition de la population, active / inactive, de Nouvelle Calédonie, selon le recensement de 2004.

Voir les chiffres sur cette répartition

 

Les modes de vie des mélanésiens évoluent avec le temps. La culture kanak du troisième millénaire n’est plus celle du clan, enraciné dans sa terre ancestrale. On assiste plutôt à un va et vient entre la tribu, qui représente la culture ancienne, et la ville, qui évoque la modernité.

La jeunesse kanak se retrouve dans son clan à l’occasion de fêtes ou la célébration d’un évènement coutumier (naissance, mariage,…). Mais, touchés par l’exclusion du système scolaire, la pauvreté, le vol, l’alcoolisme, beaucoup de ces jeunes n’ont plus grand chose en commun avec la vie traditionnelle kanak et rompent peu à peu les liens avec leur tribu.

 

 

LES KANAK ET LE SPORT

 

Les membres d’une tribu se doivent d’accueillir les autres. L’étranger ne doit pas être considéré comme un inconnu qu’on ignore, mais un partenaire d’échanges.

La personne kanak n’est pas individualiste, mais dans un réseau complexe de relations sociales. “Je suis toujours duel, je ne suis jamais individu” énonce Jean-Marie Tjibaou.

C’est dans cet esprit là que les kanak pratiquent le sport. Ils sont fait pour le jeu collectif. Les mélanésiens ont des facilités pour les activités sportives. Un certain nombre d’actions sont mises en place afin de diriger les jeunes vers tous les sports et non pas uniquement les plus demandés…

 

Le cricket est le sport traditionnel par excellence. Ce sont les missionnaires qui ont importés ce sport, au milieu du XIXème siècle, séduisant de plus en plus de kanak. Ce sport, qui nécessite un esprit de compétition, a d’abord été uniquement masculin.

Il s’est cependant très vite généralisé aux femmes, qui trouvaient en ce sport un moment de détente, un loisir sain. Elles portent de larges robes missionnaires aux couleurs vives, enfilées sur des shorts et des genouillères. Les règles ont été adaptées et transformées. Chaque tribu a son équipe, et se rencontrent les week-end sur Nouméa.

 

Le football est un sport populaire, facile à pratiquer, qui a fait son apparition en 1910 à Nouméa et s’est rapidement répandu sur tout le territoire. Karembeu et bien d’autres, sont devenus des exemples à suivre pour les plus jeunes.

 

La boxe est un sport qui a été très prisé des 1930 aux années 1980. Les combats étaient des défis. Nouméa a été considéré comme capitale mondiale de la boxe.

 

Le tennis s’est fait connaître avec Wannaro N’Godrella, un des meilleurs joueur du monde des années 1970. Cependant ce sport, onéreux, a du mal à se développer sur le territoire calédonien.

 

La Nouvelle Calédonie est un territoire alliant tous les autres styles de sports. Entre mer et montagnes, se pratiquent le parapente, le saut libre, les randonnées, le VTT, l’équitation, le kayak, le surf, la plongée,… à vous de choisir !

 

 

LES KANAK ET LE FUTUR

 

Le développement des moyens de communication oblige les peuples à regarder plus loin, tout en prenant garde de ne pas tomber dans la globalisation et l’uniformisation.

L’enjeu pour la Nouvelle Calédonie est de défendre et de diffuser au mieux sa culture et son patrimoine au lieu de subir des modèles imposés.

 

Décembre 2007, l’Agence de Développement de la Culture Kanak poursuit la collecte du savoir kanak. Des représentants de différentes aires coutumières étaient présents, au centre culturel Tjibaou, afin de garder une trace du patrimoine immatériel, c’est-à-dire les pratiques, représentations, savoir-faires, objets,… faisant partie intégrante d’un patrimoine. Ce patrimoine procure un sentiment d’identité et d’appartenance à un milieu.

C’est dans une période de mondialisation que l’on se rend compte de l’importance de la transmission d’une culture et d’un savoir kanak.

 

L’objectif des calédoniens aujourd’hui doit être la construction d’une société égalitaire, où chacun trouvera sa place. Le peuple kanak a la volonté d’affirmer son identité.

C’est par une reconnaissance des autres communautés du territoire et de leurs cultures que la Nouvelle Calédonie pourra avancer et construire les bases de la société de demain.

Mais un long chemin reste à faire…

 

 
 
Publié le samedi 22 décembre 2007
Mis à jour le mercredi 20 février 2008

 
 
 
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