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Le Monde Agricole

 

Les Cultures Vivrières

L’élevage

La Pêche

 


 

L’agriculture occupe une place importante dans la vie de nombreux habitants du territoire, pourtant elle ne représente que 2% du PIB du territoire. La population active agricole se répartit inégalement : 60% dans la Province Sud et seulement 20% dans la Province Nord et la Province des Loyautés. Sur le territoire et d’autant plus sur les îles Loyautés, une grande partie de la consommation est couverte par la production locale.

Le secteuragricole bénéficie d’une aide des pouvoirs publics, pour se développer, qui se manifeste sous la forme d’aides à l’investissement, de restrictions à l’importation, de soutien à la commercialisation ou encore d’établissement de contrats de développement.

5500 exploitations agricoles ont été recensées. Dans les tribus ainsi que sur la côte est, on retrouve un grand nombre de petites exploitations (moins de 5 hectares). En effet, l’idée est plus d’avoir une culture d’autoconsommation. Seulement une petite partie est vendue sur les marchés locaux et sur les bords de route.

 

 

LES CULTURES VIVRIÈRES

 

Les cultures vivrières (ignames, taros, banane) occupent une place importante dans la société, mais la superficie agricole utilisée ne représente que 10% des terres. La culture de l’igname est une obligation coutumière pour les kanak.

Le relief est contraignant (montagnes, pentes) et le climat instable (cyclones, inondations, sécheresses). La culture des fruits progresse, suite à une demande de plus en plus importante de la part de la population locale. Les cocoteraies sont très répandues. Ouvéa, aux îles Loyauté, possède 2 usines produisant de l’huile et du savon. Certaines cultures sont été abandonnées, comme la canne à sucre ou le coton.

L’exploitation du café est arrivée en même temps que les colons et a connu un grand succès entre les deux guerres. On comparait alors son potentiel avec celui du nickel. L’exportation de café dépassait alors les 2000 tonnes par an, alors qu’elle n’est aujourd’hui plus que de 50 tonnes. En effet, le climat et la richesse du sol sont des atouts importants quant au développement des caféiers. La production de café a cependant diminué, ne couvrant plus que les besoins locaux. Son faible cours mondial n’incite pas la population à intensifier cette activité.

 

 

Certaines villes se spécialisent dans une production agricole. D’autres s’orientent dans une agriculture de haute qualité afin que leurs produits soient reconnus et mieux vendus sur le territoire comme à l’étranger. En exemple on pourrait citer Lifou avec la Vanille, Maré avec les Avocats, Houaïlou avec les letchis, Bourail avec les squashs, Mont Dore avec les Ananas ou encore Canala avec les Mandarines.

 

 

L’ÉLEVAGE

 

Les élevages, principalement de bovins, ovins et porcins, se manifestent principalement sur la côte ouest, caractérisée par de grandes prairies, et y occupent 97% des terres agricoles. La production sert principalement à fournir de la viande à la population. Cependant, une partie de la viande est importée des pays alentours (Australie, Nouvelle Zélande,…) La filière laitière est encore très peu développée.

C’est la principale activité des caldoches. L’élevage est extensif, mais la superficie diminue au fur et à mesure que des terres sont redistribuées aux kanak, ou alors sont utilisées pour construire des logements.

Les espaces agricoles se réduisent donc considérablement, les agriculteurs manquent de terres. Le bétail est également utilisé lors des foires agricoles, comme celle de Bourail, avec les rodéos. Ces foires de brousse animent le monde rural et permet aux agriculteurs de présenter et de vendre leurs produits. La foire de Farino offre des objets traditionnels, à base de bois (sculptures, flèches faîtières, statuettes,…) ou d’autres produits locaux (conserves, confiseries, charcuterie,…).

 

La filière bovine est en crise depuis une dizaine d’années, à cause, comme on l’a dit précédemment, de l’urbanisation, mais aussi des conditions climatiques. Malgré les aides accordées, la Nouvelle Calédonie n’est plus autosuffisante. Les éleveurs ont cependant acceptés de se remettre en question en admettant que des améliorations sur divers points sont nécessaires. Les professionnels ont maintenant comme objectif non plus de produire pour produire, mais de s’adapter à la demande de la population, en terme de constance et de qualité.

L’élevage de cerf s’est également bien développé, on retrouve aussi quelques élevages caprins et avicoles. Certaines stations d’élevages peuvent se visiter.

 

Un autre problème apparaît. Les terres agricoles sont quasiment au même prix que des terres à bâtir. Cela entraîne des problèmes pour les prochains éleveurs. En effet, un jeune a très peu de chances d’exercer cette activité s’il n’est pas fils d’éleveurs pour pouvoir bénéficiers de terres déjà existantes. Entre 1991 et 2002, le recensement agricole montre une baisse ‘environ 30% des exploitations agricoles.

 

 

LA PÊCHE

 

Les eaux du lagon sont poissonneuses, mais la pêche est peu développée. Elle se pratique couramment dans les tribus, mais uniquement pour leurs propres besoins. Les coquillages sont surtout pêchés pour en faire des bijoux. Les navires exploitent les tombants externes du récif et s’intéressent beaucoup aux thons. D’ailleurs, la moitié des prises de thons s’effectue dans le Pacifique occidental. Certains pêchent les holothuries, exportées vers les pays asiatiques, très demandeurs.

 

En 15 ans, l’EMM (Ecole des Métiers de la Mer) a formé 223 personnes, tous métiers confondus (matelots, patrons et mécaniciens). Pourtant, seulement 130 pêcheurs se sont manifestés en 2006. Cet écart important vient du fait que bon nombre d’entre eux ont renoncé, les conditions étant trop dure par rapport au salaire qu’ils en retiraient.

Le commerce illégal existe dans ce domaine. En avril 2007, les gendarmes de la brigade maritime ont découvert un gros trafic de langoustes à l’île des Pins. Quelques mois plus tard, ce sont 7 braconniers qui ont été interpellés pour avoir pêché des holothuries dans une aire marine protégée au large de la Province Nord.

 

La pêche contribue à la vie économique de l’archipel. Elle assure un revenu et créé des emplois. On peut cependant remarquer une certaine absence d’organisation. Il devient nécessaire de développer les compétences, moderniser sa flotte et avoir une meilleure maîtrise des ressources marines.

 

Actuellement, on distingue 3 sortes de pêches :

La pêche vivrière : le récif corallien est poissonneux. La population côtière consacre une bonne partie de son alimentation aux poissons. La pêche s’effectue à partir du rivage ou le long des côtes. Ce style de pêche se transforme peu à peu en loisir, car la population diversifie sa nourriture.

La pêche commerciale : elle regroupe 3 sortes de pêches. D’abord, la pêche hauturière, réalisée dans la Zone Economique Exclusive. On y pêche le thon, le marlin. Ces poissons, pêchés à l’aide de gros bateaux, sont destinés autant au marché local qu’à l’exportation. Ensuite, des embarcations de taille réduite permettent la pêche côtière commerciale. Celle-ci doit se faire 22 km après la barrière, et permet de ramener des wahoo, des tazars et des loches. Ces poissons sont plutôt destinés à la demande du territoire. Enfin, la pêche lagonnaire commerciale donne la possibilité de récolter toutes sortes de poissons du lagon (perroquets, picots, langoustes, crabes, poulpes ou bêches de mer). Seulement un petit bateau est nécessaire. Les poissons sont vendus sur le marché local.

La pêche de loisir : cette activité fait parti d’un des loisirs favoris des calédoniens. Elle s’effectue soit à pied sur le rivage, soit dans une petite embarcation dans le lagon.

 

 

En 2003, la pêche côtière (20T) ne comptait que pour 0,1% ; la pêche lagonnaire (1196T) et au large (2466T) suivent de près avec respectivement 3,1% et 6,4% ; et la pêche vivrière ou de plaisance pèse le plus lourd dans cette activité, puisqu’elle permet de ramener 35 000T de poissons, ce qui représente plus de 90% des poisons pêchés.

 

L’aquaculture

L’aquaculture comprend de nombreux métiers, de l’élevage à la consommation. En Nouvelle Calédonie il semblerait que la culture des crevettes tropicales se soit faite avec l’aval du territoire et de l’IFREMER.

La SOPAC (SOciété de Production Aquacole Calédonienne) se charge de conditionner et commercialiser les crevettes. Environ la moitié de la production s’envole vers le Japon et l’Australie.

L’aquaculture contribue au développement économique, mais aussi à l’image de qualité des produits calédoniens. Pour faire face au prix de revient très élevé, et à la production en masse des pays asiatiques, la Nouvelle Calédonie doit miser sur la différenciation (espèce différente) et la qualité. S’appuyant sur la main d’œuvre locale, ce secteur engendre de nombreux emplois. De plus, il répond aux principes d’un développement respectueux de l’environnement. L’aquaculture est la seconde activité exportatrice derrière le nickel.

Selon un rapport du Conseil économique et social, l’aquaculture et la pêche outre-mer ont de l’avenir devant elles. Il faut tout de même garder en tête qu’il est indispensable de planifier et gérer les ressources afin de s’assurer une croissance économique et une sécurité alimentaire.

Afin d’éviter les menaces de sur-pêche, des mesures ont été prises, comme par exemple la mise en place de réserves marines, les règlementations sur les périodes de pêches et l’instauration de quotas. Cependant, certaines espèces protégées sont menacées, comme les vaches marines, les tortues et les baleines. D’autres facteurs viennent perturber la faune marine, comme la pollution des eaux et la dégradation des mangroves.

 
 
Publié le jeudi 27 décembre 2007

 
 
 
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