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Naissance de Port de France / Nouméa

 

 

Choix de la Baie

Construction de la Ville

Réalisation de grands Travaux

 


 

 

 

CHOIX DE LA BAIE

 

A partir de 3000 av JC, les Austronésiens partent à la découverte de l’Océanie et se sont installés sur ses îles déjà peuplées. Les grandes expéditions européennes commencent des le XVème siècle, mais la découverte de la Nouvelle Calédonie ne se fera pas avant 1774, par un navire commandé par James Cook.

C’est ensuite D’Entrecasteaux, en 1792, partis à la recherche du Vaisseau La Pérouse disparu en mer, qui accoste en Nouvelle Calédonie.

 

Le britannique James Paddon, santalier, a acquit en 1845 l’île de Nou (actuellement appelée Nouville), mais ne s’y est véritablement installé que 6 ans plus tard. Il a commencé par y construire un établissement commercial et maritime, puis un petit village en découla avec une cinquantaine d’habitants européens et quelques commerces.

 

Le 24 septembre 1853, Napoléon III envoie l’amiral Auguste Febvrier-Despointes pour officialiser le rattachement de la Nouvelle Calédonie à la France.

L’officier et géographe français Tardy de Montravel, est arrivé à Ballade un an plus tard et explore le littoral afin de trouver l’emplacement idéal d’un chef-lieu. La côte ouest est préférée à la côte est en raison de son ouverture vers l’Australie.

Après avoir vu les installations de James Paddon sur l’île de Nou, cette baie est choisie pour sa rade vaste et profonde, abritée des vents. Port de France est ainsi créé.

 

 

 

CONSTRUCTION DE LA VILLE

 

En 1855, le plan Coffyn définie officiellement les contours de Port de France. Les premières limites de la ville comprennent l’actuel centre-ville, vallée du tir, du génie et de l’orphelinat, pour ensuite s’agrandir au fur et à mesure.

 

A cette époque, seulement 2 sentiers constituent les rues de la ville.

3 ans plus tard, le commandant Coffyn présente les plans de Fort de France, en donnant des noms aux rues, places, églises.

 

Le plan Coffyn va nécessiter la réalisation de nombreux remblayages. En effet, le littoral est à cette époque caractérisé par d’importantes zones de marécages.

Ce n’est qu’en 1975 que les derniers travaux de remblayages du plan Coffy ont lieu. Il s’agit de la construction d’une digue permettant de joindre Nouméa à l’île de Nou, qui s’appelle alors presqu’île de Nou, pour prendre ensuite le nom de Nouville.

 

 

Peu de temps après, la construction d’un fort débute. Son emplacement a été choisi sur un point surélevé afin de pouvoir défendre convenablement la ville. Il se terminera en 1858 sous le nom de Fort Constantine. Positionné en hauteur, il peut ainsi défendre la ville de toute intrusion dans la baie.

N’ayant subit aucune attaque, le fort n’a jamais servi. Il est finalement détruit, en 1875, au profit d’un hôpital militaire.

 

En 1862, le gouvernement français décide de racheter l’île de Nou à James Paddon, qui accepte en échange de terres dans les plaines de Païta. L’Etat avant alors en tête de construire un bagne sur cette île.

 

Peu à peu le nombre d’habitant de Port de France, que ce soit des militaires ou des civils, augmente. Les constructions sont donc de plus en plus présentes.

Cependant, le Ministre des colonies demande à l’Empereur de France le changement de nom de Port De France. En effet, ce nom porte confusion avec Fort de France, qui est la capitale de la Martinique.

Il demande alors à ce que la ville prenne son nom d’origine, lors de l’arrivée des européens. Le ministre des colonies a utilisé les cartes dressées par Tardy de Montravel. Sur ces cartes, la baie s’appelait Baie de Nou-Méa, ce qui signifie baie ou se trouve l’île Méa. Le tiret a été retiré pour des raisons de facilité d’écriture.

Le 14 mars 1866, Port de France devient Nouméa.

 

 

 

RÉALISATION DE GRANDS TRAVAUX

 

  • La nécessité d’avoir l’eau courante à Nouméa se fait alors ressentir. La presqu’île n’est traversée par aucun cours d’eau. Des puits sont creusés, des réservoirs récoltent l’eau de pluie, mais ces mesures ne donnent pas entière satisfaction, surtout lors des périodes de sécheresse. Il est donc nécessaire de faire venir l’eau d’un peu plus loin…

En 1855, une conduite devrait permettre d’acheminer l’eau de la Yahoué, jusqu’à la ville, située à 11km. Un barrage est par la suite construit sur cette rivière afin de réguler ses eaux. Les conduits aboutissent dans toutes les rues de la ville sous forme de fontaines, ou de branchements individuels, à la grande satisfaction des habitants.

 

Ayant atteint un niveau d’insalubrité important, avec le développement d’épidémies, la ville commence en 1868 de gros travaux de voirie. Les nettoyages des trottoirs, rues, ruisseaux sont entrepris. Ce programme d’assainissement va prendre du temps et ne donnera satisfaction qu’au début du XXème siècle.

 

Cependant, face à une augmentation de la population et un accroissement de la demande en eau, les conduites en eau potable ne suffisent plus. Il devient alors indispensable de créer une autre conduite.

En 1892, les travaux commencent. 28 km de tuyaux seront alors nécessaires pour amener l’eau de la rivière Dumbéa jusqu’à Nouméa. Le barrage sur la Dumbéa est construit et 1 an plus tard, l’eau arrive en abondance à Nouméa.

Dès 1933, les mêmes problèmes reviennent. La population ayant augmenté considérablement, l’eau potable n’est pas suffisante. Un autre conduit également branché sur la Dumbéa est créé.

Cette fois Nouméa a réglé définitivement le problème : l’eau potable coule a flot chez tous les foyers de la ville.

 

 

  • Concernant l’électricité, les premiers habitants de Port de France s’éclairaient avec des lampes à pétroles. Les rues étaient éclairées de la même façon.

Mais en 1882, un vote de la municipalité permet de passer à l’éclairage au gaz. Une usine à gaz est alors construite. 1 an plus tard a lieu l’inauguration de l’éclairage au gaz dans les rues. Ce mode d’éclairage ne tarde pas à être utilisé dans toutes les habitations de la ville.

 

Mais à partir de 1923, les constructions se sont multipliées et les branchements individuels ne peuvent pas se faire dans les nouveaux quartiers.

Le Maire décide alors de prendre des mesures afin de passer à l’éclairage électrique, mais rencontre des difficultés. Ce n’est qu’en 1929 que les travaux en vue d’une centrale électrique commencent.

3 ans plus tard, l’usine est prête à fonctionner. Son inauguration sera faite le jour de la première liaison aérienne Paris-Nouméa (avec l’avion le Biarritz), qui a eu lieu le 5 avril 1932.

L’exploitation officielle est alors gérée par la société Union Electrique Coloniale (UNELCO).

 

 

  • Jusqu’à présent, les routes sont toutes en terres et posent des problèmes d’entretiens, celles-ci se transformant en torrent lors de fortes pluies.

Ce n’est qu’en 1929 que le goudron fait son apparition, d’abord sur les rues principales (dont la rue de l’Alma, où se trouvent les commerces).Petit à petit, toutes les rues du centre ville puis des alentours sont goudronnées, ce qui facilite la circulation des automobiles.

 

 
 
Publié le dimanche 23 mars 2008
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