» La Nouvelle Calédonie en quelques mots » La Culture Kanak » Les Etapes de la Vie dans la Culture Kanak
 
Tout déplier Tout replier

 
 

Les Etapes de la Vie dans la Culture Kanak

 

La Jeunesse

Le Mariage Coûtumier

L’âge Adulte

La Vieillesse

La Mort

Aspects de la Société Kanak

 


 

 

LA JEUNESSE

 

La naissance représente un ancêtre qui revient dans le monde des vivants. La reconnaissance de l’enfant, comme étant le fils du père, se fait lors d’une sorte de cérémonie. Le père transmet son nom et ce qui y est associé (terrain, niveau social,…).
Un repas est organisé, des cadeaux coutumiers (de même valeur) s’échangent et des paroles sont prononcées.

 

C’est la mère qui donne la vie, son rôle est primordial dans la petite enfance. L’éducation de l’enfant est ensuite assurée par les grands-parents, la famille et le clan. L’enfant apprend alors sa place dans la société.
Il va par la suite être enraciné dans un terroir, appartenir à la terre où il est né.

 

 

LE MARIAGE COÛTUMIER

 

L’entrée dans l’âge adulte est marquée par le mariage. Il symbolise l’union entre 2 clans. Les mariages respectent 4 phases.

 

Première phase : la famille du garçon se réunit pour décider de l’identité de la future épouse. Autrefois, les futurs mariés n’étaient pas consultés, mais de plus en plus le garçon donnait une préférence pour une fille, qui pouvait accepter ou refuser, lors de la demande en mariage.

 

Deuxième phase : préparation de l’accueil des participants aux festivités (familles des deux clans) qui vont offrir des cadeaux. Ces cadeaux seront par la suite redistribués principalement aux mariés et leurs parents.

 

Troisième phase : mariage coutumier. Il symbolise une nouvelle vie pour les époux. La femme doit quitter son clan et se préparer au rôle de mère. L’homme rentre dans le monde des adultes et des responsabilités.

 

Quatrième phase : mariage civil et religieux, suivit d’un repas et de la distribution des cadeaux aux mariés (monnaie, tête de bétail, nattes, étoffes, ignames,…).

 

 

L’ÂGE ADULTE

 

Cette période de la vie se caractérise par une prise de responsabilités pour l’homme, qui doit également assurer la sécurité. Il est du devoir de la femme de donner une descendance. L’homme transmettra alors son nom, auquel sera associé une terre, un rang, un statut social.

 

La notion d’individualité a pénétré la tradition kanak au moment de la colonisation, notamment avec les recensements qui requièrent un nom et un prénom (qui n’existaient pas dans les tribus).
Le prénom mélanésien ne se choisit pas au hasard, il s’attribue selon une hiérarchie, dans le but de perpétuer une partie de l’ancêtre à travers les enfants.

 

L’aîné portera le prénom du grand-père/grand-mère aîné du côté paternel. On passe ensuite aux prénoms des grands parents du côté maternel. Dans les années 1950, le prénom de la sage-femme ou du médecin était souvent donné en deuxième prénom en guise de remerciement pour les soins apportés au bébé et à la mère.

 

 

LA VIEILLESSE

 

Elle correspond à l’âge sublime. Le vieux est respecté, écouté, il représente la sagesse. Normalement, cette étape est suivie de la mort, qui est acceptée.

 

Par contre, si la mort intervient avant, il s’agit d’un avertissement donné aux vivants. Trouver la faute qui a causé l’accident est indispensable pour ne pas maintenir le malheur sur le clan. On considère généralement que la personne défunte n’a pas respecté l’ordre établit par les ancêtres.

 

 

LA MORT

 

C’est le passage d’un vivant dans le monde des ancêtres. C’est une étape naturelle de la vie d’un kanak. La mort est suivie d’un festin et d’une cérémonie. La place centrale des ancêtres dans la société mélanésienne a engendré l’élaboration de rites funéraires, notamment pour les membres important de la tribu.

 

Lors de certaines cérémonies, des personnes sont désignées pour enterrer le corps, en maintenant la tête hors du sol. Après décomposition totale de la chair, la tête est enlevée et posée dans le cimetière familial avec les crânes des ancêtres. Généralement les crânes sont posés sur un rocher aménagé et c’est à cet endroit qu’ont lieues les invocations (faire tomber la pluie, donner une protection, avoir une bonne récolte,…).
Le passage du monde des vivants au monde des morts est sans fin, puisque la vie est redonnée par l’ancêtre.

 

 

ASPECTS DE LA SOCIÉTÉ KANAK

 

La société kanak se compose donc des vivants, mais également des morts et des esprits, qui sont les gardiens de la loi, sanctionnent les fautes et soignent les hommes.
La maladie peut être perçue sous trois formes. Tout d’abord, les vraies maladies correspondent à un déséquilibre de la personne et se soignent rapidement. Ensuite, les maladies qui ne guérissent pas sont liées aux ancêtres, qui punissent la personne pour avoir transgressé une règle. Et pour finir, il existe les maladies lancées par un sorcier, en raison de conflit entre deux personnes. Il est alors nécessaire de faire appel à un guérisseur. Le processus de guérison implique toujours la réparation de la faute commise.

 

La société kanak se base sur une répartition des tâches selon les sexes. L’homme et la femme ne sont pas considérés de la même façon. Comme on l’a vu précédemment, l’homme donne un nom, un statut social, il a des responsabilités, assure les ressources alimentaires et fait des travaux durs, tandis que la femme donne la vie, assure la reproduction des membres du clan et s’occupe de tout ce qui touche à la famille, elle a aussi à sa charge les travaux quotidiens ménagers.
Les sites rituels diffèrent aussi selon les sexes, certains endroits sont réservés aux hommes et d’autres aux femmes, mais de façon générale on retrouve l’homme “en haut” et la femme “en bas”.

 

On retrouve 3 types de relations : D’abord la relation de sang, où les comportements sont déterminés selon le lien de parenté. Puis la relation des clans, où chacun est représentatif de son clan (l’homme sera pêcheur s’il fait partie du clan de la mer). Et enfin, la relation d’âge, l’aîné, le vieux a plus de privilèges que le cadet, le jeune.

 

 
 
Publié le jeudi 20 décembre 2007
Mis à jour le mercredi 20 février 2008

 
 
 
Les autres articles de cette rubrique :
 
Publié le jeudi 20 décembre 2007
Mis à jour le mercredi 20 février 2008
 
Publié le vendredi 21 décembre 2007
Mis à jour le mercredi 20 février 2008
 
Publié le samedi 22 décembre 2007
Mis à jour le mercredi 20 février 2008
 
Publié le samedi 22 décembre 2007
Mis à jour le mercredi 20 février 2008
 

 
Accueil     |    Plan du site     |    Espace rédacteurs     |    Se connecter