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La Tradition Kanak dans les Tribus

 

La Terre

La Parole du Chef

Les Esprits

L’igname

La Danse

La Grande Case

 


 

La culture Kanak repose sur 5 principaux éléments :

 

 

LA TERRE

 

Elle représente l’origine des hommes. L’homme appartient à la terre et non l’inverse. Un clan qui perd son territoire (et ses lieux sacrés) est un clan qui perd sa personnalité.
Il existe une vingtaine de lieux sacrés en Nouvelle Calédonie, parmi lesquels on retrouve la Roche Percée de Bourail (entrée du pays des morts), la Roche de Maré (lieu de Sépulture), la Baie d’Oro à l’Ile des Pins (entrée du pays des morts), la Ouaïeme à Hienghène (entrée du pays sous-marin des morts), la Montagne Thiébaghi à Koumac (qui serait vivante),…
Les terres sont géographiquement bien délimitées et bien aménagées. On distingue l’espace économique (habité et cultivé) de l’espace dédié aux morts, lieux sacrés (dépouilles des défunts). Elles comprennent les champs, les montagnes, les sources, la mer, les membres de la tribu.

 

 

 

 

LA PAROLE DU CHEF

 

Elle est considérée comme sage. Une chefferie est composée de plusieurs clans et a des fonctions spécifiques destinées à maintenir l’équilibre social. Un clan est un groupe hiérarchisé doté d’un même esprit ancestral. Chaque clan possède ses traditions, ses rites et ses légendes.
L’autorité du chef s’exprime par le respect et la considération. Il a tous les pouvoirs sur son terrain. Il incarne l’esprit du clan et sa mémoire.


Des échanges ont lieux lors des cérémonies coutumières, des cadeaux de même valeur sont échangés. De même si l’on veut aller dans une tribu ou passer sur leurs terres, un cadeau, à hauteur de la demande, doit être offert. C’est ce que l’on appelle “faire la coutume”.
La taille du chef est importante, il doit être le plus grand afin de montrer sa position dans la tribu.

 

 

LES ESPRITS

 

Ils se retrouvent parmi la tribu. Toute initiative ne saurait s’entreprendre sans consultation des ancêtres défunts, qui agissent aux bénéfices des vivants. Les morts protègent le clan ainsi que son terroir.
Le Grand chef descend de l’ancêtre commun. Il symbolise le passé et le présent, le mythe et la réalité.

 

 

L’IGNAME

 

Elle régule la vie de la tribu et est la source alimentaire principale des mélanésiens. Son cycle représente le calendrier kanak, chaque étape de la culture rythme leur vie au fil de l’année. L’igname se récolte entre mars et juillet selon les emplacements des tribus.
L’igname a un statut presque sacré, en plus d’une valeur alimentaire, elle peut être totem, ou médicament.
Le kanak vit tout au présent, son histoire, son avenir se confondent.

 

 

LA DANSE

 



Elle est également très importante dans la culture kanak, lors de cérémonies telles que le “pilou-pilou”. Ce terme a été donné aux danses par les premiers missionnaires français. Les chants et les danses se mêlaient aux frappements des battoirs d’écorce et aux pilonnages des morceaux de bambous.

Certaines danses, bien que prohibées par l’administration coloniale, ont survécues. D’autres, par contres, très peu pratiquées, sont tombées dans l’oubli. Les anciens ont par la suite appris ces danses aux plus jeunes, mais en les influençant par leur propre style.

 

3 styles de danse ont survécu :

 

Le discours sur la perche était réalisé pour présenter officiellement un groupe. Les hommes se regroupent autour de la perche en dansant sur place, accompagnant le discours du “perché” par des sifflements.

 

La danse en rond. Les danseurs se déplacent en décrivant un cercle, dont le centre est matérialisé par une perche, qui symbolise le lien avec les ancêtres. Elle doit être réalisée la nuit, sans éclairages. Les danseurs, armés de casse-têtes et de sagaies, tournent autour de la perche en suivant le rythme des percussions. Cette danse est aujourd’hui pratiquée lors de fêtes comme un mariage, une mort, une création d’alliance,… Il n’est pas rare de voir des centaines de personnes y participer.

 

La danse imitative se distingue par l’étendue de leur formes et expressions. Chaque groupe crée sa propre danse. Au grand complet, les danseurs revêtent des jambières, une jupe, une ceinture, des bracelets, une écharpe et une couronne, le tout en matière végétale (voir photo ci-dessus).

 

Récemment un groupe de danse du district Wetr, a créé des danses alliant tradition et modernité et se produisent régulièrement lors d’organisation de spectacles.

 

 

LA GRANDE CASE

 

 Elle est le symbole de la puissance des hommes, elle permet de réunir les habitants. Elle est chargée de valeurs symboliques. Il existe plusieurs sortes de cases : la grande case, les cases ordinaires des femmes pour la vie quotidienne et les locaux annexes (greniers).
La Grande Case, de par son emplacement, domine la tribu. Une large allée d’accès est destinée aux cérémonies, danses et est bordée d’arbres droits, comme les pins colonnaires ou les cocotiers.
La construction d’une case mobilise tous les membres de la tribu. Les hommes doivent s’occuper du bois et tout assembler. Les femmes préparent la paille, qui servira à la toiture. Les vieux font les lianes et les sculptures. Un foyer à même le sol est aménagé entre l’entrée et le poteau central. Des nattes, qui servent d’isolent, sont posées sur le sol.
Chaque région possède tout de même une technique de construction, qui lui est propre.

 

 

 

 

 

 

La création, en 1868, de réserves autochtones et les nouvelles valeurs apportées par les premiers colons, ont transformé le mode de vie dans les tribus. La construction de cases rondes s’est peu à peu abandonnée, au profit de formes plus rectangulaires, formes exogènes au monde kanak.

Les bâtiments délaissent leur rôle traditionnel pour un rôle simplement utilitaire. La relation spirituelle qui existait est transférée vers l’église ou le temple. Les matériaux de construction des cases évoluent, avec l’utilisation du torchis (mélange d’argile et d’herbes). Les cases se composent de 1 ou 2 pièces débouchant sur une large véranda.

La toiture se fait principalement à l’aide de feuilles, peau de niaouli et il n’est pas rare de voir des tôles ondulées. Les clous remplacent les lianes. Le sol est fréquemment recouvert d’une dalle en béton.
Ainsi, le paysage traditionnel d’une tribu kanak s’est transformé.

 
 
Publié le vendredi 21 décembre 2007
Mis à jour le mercredi 20 février 2008

 
 
 
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